La liturgie est le lieu privilégié de la Parole de Dieu
1) Ouverture avec le texte de St Luc : 4,16 -21. « Cette parole de l’écriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit… ». Le mot aujourd’hui est un mot caractéristique de la célébration : c’est aujourd’hui qu’est la parole… c’est aujourd’hui que nous chrétiens devons faire revivre cette parole…
2) Constitution sur la sainte liturgie N°7 « Pour l’accomplissement d’une si grande œuvre, le Christ est toujours là auprès de son Église, surtout dans les actions liturgiques …Il est là présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Église, les Saintes Écritures. Enfin, il est là présent lorsque l’Église prie et chante les psaumes, lui qui a promis : « Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20).
– Le dimanche, il faut privilégier l’eucharistie, la Parole et la liturgie des heures.
– Dieu parle à travers la liturgie à son peuple et lui répond…
– La liturgie est un lieu de prière de Dieu avec son peuple…Benoît XVI.
– La liturgie de la Parole doit se célébrer de manière à favoriser la méditation…
3) Constitution liturgique S.C 30 : Participation active des fidèles.
Pour promouvoir la participation active, on favorisera les acclamations du peuple, les réponses, le chant des psaumes, les antiennes, les cantiques et aussi les actions ou gestes et les attitudes corporelles. On observera aussi en son temps un silence sacré.
– Dire un texte en assemblée, c’est servir la parole de Dieu. C’est un véritable service à l’assemblée. La parole de Dieu ne touche pas tous les auditeurs de la même manière, ce n’est pas nous qui parlons, mais le Christ à travers nous.
– Le choix des lecteurs doit se faire avec sérieux. (La lecture doit se préparer sérieusement et intellectuellement).
– Le ministère de la lecture est une fonction, une charge pour un temps donné et non un acquit.
4) Servir la Parole : Importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans toute assemblée.
Les deux tables : importance des lieux où s’opère la Parole :
L’autel, c’est la table du Pain réservée au prêtre pour célébrer l’Eucharistie.
L’Ambon, est la table de la Parole, (lecture, Evangile, homélie…).
Pour l’animation, (chant, dirigeant de cérémonie) on choisira un autre pupitre si possible.
a) Les livres :
Le Lectionnaire : le livre est un lieu de la présence de Dieu pour son peuple. Il a un rôle de médiation ; il prévient que la Parole vient d’ailleurs et est proclamée pour tous. La Parole de Dieu ne vient pas de nous, elle est reçue. Dans toute procession, utiliser de préférence le lectionnaire qui sera présenté au peuple.
L’Évangéliaire : livre richement enluminé, n’existe pas dans toutes les paroisses. Il contient les évangiles du dimanche et des jours de fêtes.
– Le Missel Romain : utilisé par les prêtres.
b) Les lieux importants : la présidence (autel, ambon), le tabernacle, le baptistère .
De l’importance de la Parole, dans Isaïe 55:10-11 :
"La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ;
"ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission".
5) Comment lire et quelques conseils :
– Attendre que l’oraison ou le psaume soit fini pour s’approcher et lire.
– Bien découper à la fin de la lecture (parole du Seigneur) pour signifier que la lecture est finie.
– L’ouverture de la lecture ou monition doit être faite par une personne différente de celles qui lisent les lectures.
– Diversifier les équipes de lecteurs (hommes, femmes, ados, enfants).
– Il est préférable d’utiliser le lectionnaire (plutôt que Prions en église ou autre) pour lire. Dans le lectionnaire, la ponctuation des phrases est bien mise en évidence.
– Il est souhaitable que les lecteurs aient les textes avant de lire pour en prendre connaissance. Le texte doit être lu et non parlé, d’où l’importance de la préparation.
– Le texte est vivant, c’est le lecteur qui lui donne vie et l’incarne.
– Le lire à voix haute (Le lecteur est porteur de la Parole).
– S’effacer derrière le texte à lire, l’assemblée doit entendre le texte et non le lecteur.
– Lire le texte auparavant afin qu’il résonne en nous pour résonner chez les autres.
– Certains textes nous conviennent mieux que les autres qu’il nous faudra apprivoiser.
– Dans notre manière de lire, savoir insister sur un point important.
– Certains mots sont difficiles à lire, incompréhensibles, durs. Identifions la nature du texte (texte de loi, proverbes, psaumes, récits, poésie…) Leur lecture n’en sera que plus facile ensuite.
– Toujours lire avec retenue et mesure, c’est un cadeau que l’on fait à l’auditeur dans l’assemblée.
– Il faut bien articuler sans pour autant faire des grimaces, porter sa voix jusqu’au bout de la phrase, apprendre à faire des coupures de texte et à respirer "par le ventre" (c’est un anti-trac) pour le souffle…
– Il faut aussi repérer les répétitions dans le texte afin de pouvoir insister sur les mots à mettre en évidence.
– Surtout, prendre la mesure de la phrase avant de la lire.
6) La lecture passe par le corps.
– Attention à la posture devant l’ambon. A l’arrivée, regarder et prendre la mesure de l’assemblée. Ensuite durant la lecture le regard sur l’assemblée est facultatif.
– Etre calme et naturel, lire avec le cœur. Le lecteur parle pour un auditoire, pour une assemblée, pour les gens qui sont devant lui et au fond de l’église.
– Régler le micro (si possible avant), il n’est pas toujours l’allié du lecteur.
– Parler lentement et articuler.
– Par la lecture, faire passer un message. Ne pas être ailleurs ou à côté du texte.
– Parler avec sa propre voix, ne pas chercher à faire des effets de voix (ni trop haut, ni trop bas), élever le ton à la fin de la phrase, accentuer les dernières syllabes ou les avant-dernières.
7) Etude de textes et départ vers l’église pour essais de lectures avec micro.
– Pour mettre en pratique la formation reçue, plusieurs personnes lisent, les participants écoutent et émettent éventuellement des critiques positives.
R.S.

